La Noblesse du Partage
MENU DYNAMIQUE Accueil Photos communautés Afrique Photos A.G. Bruxelles Un don ? Evénements locaux exemples Communautés d'Afrique Actualités Noblesse du partage Articles et courriers C.A. et Relais Régionaux Fenêtre ouverte ... Nos racines spirituelles Retour à l'accueil Suite ...Ce dessin représente une statuette qui est l'œuvre d'un artiste rwandais. On voit deux femmes, l'une tournée vers l'autre. Les figures sont stylisées, ce qui leur donne une valeur universelle. Voici comment on peut comprendre ce dessin : la scène exprime le partage . La femme de gauche est accroupie et présente une écuelle. Celle de droite tend la main avec quelque hésitation, un peu gênée. Celle qui tient l'écuelle est celle qui donne, mais elle ne donne pas avec un geste hautain. Elle se fait petite. Elle ne donne pas d'en haut, avec un complexe de supériorité. C'est bien plutôt ceci : " Puis–je t'offrir quelque chose ? ". Elle regarde l'autre avec une certaine anxiété : va-t-elle prendre ? Sera-t-elle contente ? La figure de droite ne prend pas avec avidité. Elle recule. Elle reçoit avec quelque réserve, humblement, dignement. Ni l'une ni l'autre ne sont tournées vers l'écuelle, elles se regardent mutuellement. En silence. L'important est ce qui a lieu au-dessus de l'écuelle : la relation, l'amitié, la rencontre. Le geste de partage est plus important que la chose partagée. Celle qui donne ne donne pas uniquement ce qui est dans l'écuelle, elle se donne elle-même. Celle qui reçoit ne reçoit pas uniquement le don, mais aussi l'autre. Dans une telle relation, recevoir n'est pas humiliant, car celle qui reçoit fait plaisir à celle qui donne. Regardons de nouveau le dessin. Sommes-nous sûrs que la personne qui donne est celle de gauche ? Peut-être l'écuelle est vide et c'est la personne de droite qui y dépose modestement sa contribution. Elle donne avec une certaine retenue, avec respect. Cette possibilité d'inverser les rôles illustre le sens profond du partage : chacun de nous peut donner, chacun peut recevoir. Chaque rencontre devrait être faite de "donner" et de "recevoir". Celui qui se limite seulement à vouloir prendre est égoïste. Celui qui veut toujours donner ne partage pas vraiment, il essaye de dominer. Il est un art de donner sans blesser. Il est un art de recevoir sans s'avilir. Seul celui qui connaît sa propre pauvreté, sa propre faiblesse peut donner sans humilier : seul celui qui est conscient de sa propre dignité peut recevoir sans être meurtri. Dans le vrai partage, aussi bien celui qui donne que celui qui reçoit, grandissent en bonheur et en dignité. C'est la noblesse du partage.
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